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NOTE DE SYNTHÈSEINSTITUTIONS & DÉMOCRATIE

Primaire des démocrates : le coup de poker d'Attal qui divise la droite et embarrasse le centre

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À sept mois et demi du premier tour, Gabriel Attal propose une « grande primaire des démocrates » pour tenter de conjurer son effacement, mais la proposition reçoit un accueil mitigé et fracture son propre camp.

Primaire des démocrates : le coup de poker d'Attal qui divise la droite et embarrasse le centre

À sept mois et demi du premier tour, prévu le 18 avril 2027, Gabriel Attal tente de reprendre la main. L'ancien Premier ministre a proposé une « grande primaire des démocrates », une initiative qui reçoit un accueil mitigé, selon La Nouvelle République (source : lanouvellerepublique.fr, 07h27). La proposition intervient dans un contexte de campagne difficile : Édouard Philippe et Gabriel Attal, « empêtrés dans une campagne présidentielle laborieuse », tentent de conjurer leur effacement (source : Le Monde, 09h37). Tous deux sont décrits comme « à la peine dans les sondages » (source : BFM, 11h54). L'Express résume la situation d'Attal par une formule : « Il n'est pas encore relégué mais… », soulignant qu'il lance cette primaire pour « sauver sa campagne » (source : L'Express, 08h15).

Les contours flous d'une « primaire des démocrates »

La nature exacte du projet reste incertaine. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, assure « ne pas avoir bien compris ce que proposait Gabriel Attal » (source : BFM, 08h00). Plusieurs médias s'interrogent sur sa faisabilité : Midi Libre pose la question de savoir si « la proposition de l'ex-Premier ministre peut aboutir » (source : Midi Libre, 08h31), tandis que La Croix relève qu'Attal « propose une "primaire des démocrates" sans convaincre » (source : La Croix, 08h44). Le Journal du Net évoque pour sa part une « grande primaire des démocrates pour 2027 » (source : journaldunet.com, 09h29). À droite et au centre, la question d'une primaire est néanmoins posée (source : 21News, 07h31).

Les réactions contrastées : rejet de Villepin, scepticisme de Bregeon, « mort-né » pour le camp Retailleau

Les réactions divisent nettement les camps. Dominique de Villepin refuse de participer à la primaire proposée par Gabriel Attal (source : La Provence, 09h50 ; CNews, 10h08). Au sein du gouvernement, le scepticisme de Maud Bregeon traduit l'embarras du centre (source : BFM, 08h00). Le camp de Bruno Retailleau se montre le plus tranchant : il juge le projet « mort-né » et y voit « la stratégie d'Emmanuel Macron sans sa finesse » (source : Le Parisien, 11h12). De manière plus large, la « grande primaire des démocrates » divise le centre et la droite (source : CNews, 11h08), et Politique Matin constate que « l'appel d'Attal divise la droite » (source : Politique Matin, 11h36).

Quelles conséquences pour la droite et le centre à sept mois et demi du scrutin ?

À sept mois et demi du premier tour, l'initiative d'Attal produit surtout l'effet d'un révélateur de divisions. Elle embarrasse le centre, où la porte-parole du gouvernement avoue son incompréhension, et elle se heurte au refus d'une figure comme Dominique de Villepin. À droite, le camp Retailleau enterre d'emblée le projet, qualifié de « mort-né ». Pour Attal comme pour Philippe, l'enjeu est de conjurer leur effacement dans une campagne laborieuse (source : Le Monde, 09h37). Reste une inconnue : la capacité d'une telle primaire à aboutir, question que la presse laisse ouverte à ce stade (source : Midi Libre, 08h31).