Marine Le Pen lance sa « force tranquille » à Orléans, portée par des sondages qui la donnent gagnante
Marine Le Pen lance sa « force tranquille » à Orléans, portée par des sondages qui la donnent gagnante
À sept mois et demi du premier tour, fixé au 18 avril 2027, le Rassemblement national réunit son congrès à Orléans, où Marine Le Pen doit prononcer son premier grand discours de candidate. Selon BFM, elle « va donner son premier grand discours de candidate » ; franceinfo précise que ce meeting inaugural est attendu pour 15h30. La dépêche de France 24 résume l'enjeu : « À Orléans, Marine Le Pen lance sa campagne pour l'Élysée ». (source : BFM, 07h52 ; franceinfo, 08h40 ; France 24, 09h26)
Une stratégie de « force tranquille »
La candidate entend « prendre de la hauteur » et installer sa « force tranquille », rapporte franceinfo, qui la décrit « plus optimiste que jamais pour 2027 ». Cette posture vise à la présenter comme une alternative crédible plutôt que comme une simple opposante. Le même jour, The Conversation pose la question du « match populiste » entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, signe que la confrontation des deux figures reste au cœur de la lecture de la campagne. (source : franceinfo, 07h28 ; The Conversation, 07h05)
Des sondages favorables
Deux enquêtes publiées ce matin confortent la dynamique de la candidate :
- Un sondage Opinion-Way-CNews la place en tête du premier tour et élue au second, avec Attal et Philippe absents du second tour et « les extrêmes à 58% ». (source : lecentrisme.com, 08h54)
- Un sondage Toluna confirme : ni Attal ni Philippe qualifiés pour le second tour, un duel Le Pen-Mélenchon au second tour, Le Pen élue, et « les extrêmes à 62-64% ». (source : lecentrisme.com, 09h19)
Ces deux enquêtes dessinent donc une candidate donnée gagnante à sept mois et demi du scrutin, dans des configurations de second tour où les extrêmes cumulés atteignent des niveaux élevés.
Réactions et dynamique à droite
Les adversaires réagissent. Le député européen Renew Sandro Gozi rappelle que « sans Emmanuel Macron, Marine Le Pen aurait été présidente en 2017 », manière de souligner la fragilité de l'hypothèse d'une victoire inéluctable. (source : franceinfo, 10h53)
À droite, la recomposition se poursuit : selon le sondage du Parisien, David Lisnard devance de nouveau Bruno Retailleau dans la course à la présidentielle. (source : Le Parisien, 11h48) La Tribune évoque par ailleurs, dans ses informations confidentielles, « la déception Lisnard » et une stratégie que Bruno Retailleau et d'autres affûtent. (source : La Tribune, 07h00)
Enfin, le climat social s'invite dans la campagne : RMC se demande si l'on doit s'attendre à « six mois de manifestations, à six mois du premier tour de la présidentielle 2027 ». (source : RMC, 11h01)